Après 14 ans de VRP, Yveline Sol s’est engagée dans une maison de retraite. Sans diplôme, sans expérience, elle a acquis sur le tas ses savoirs faire… sans les lettres de noblesse. La VAE a été décisive dans son parcours, pour prendre confiance en elle, pour “savoir qu’elle savait et pour le faire savoir“. Ce fut aussi, le moyen de garder son emploi.
Yveline Sol : J’ai choisi pour des raisons personnelles de me recycler. La VAE s’est présentée comme le moyen le plus simple. Cela me permettait aussi d’avoir du recul sur le travail réalisé au sein de la maison de retraite. Sans diplôme, il est toujours difficile de valoriser ce qu’on fait. Très souvent, on est moins bien payé et surtout, on n’a pas l’impression (ou la certitude) de bien maîtriser son métier, en particulier quant on apprend sur le tas. Alors qu’en réalité, on le connaît.
Y. S. : Après 3 années en maison de retraite où j’ai occupé tous les postes, je me suis décidée à réaliser un Bilan de Compétences. A cette époque, je travaillais de nuit, donc très vite, j’ai enchaîné de jour avec une VAE pour passer le diplôme d’auxiliaire de vie. Ensuite, sur ma lancée, j’ai poursuivi avec une VAE d’aide soignante que j’ai réalisée sur mes congés payés… un choix personnel suite à un dossier bouclé un peu hâtivement !
Y. S. : D’abord commencer par un Bilan de Compétences : c’est le moyen de se donner un cap. Les conseillers du FONGECIF PACA nous aident dans la multitude de formations existantes. Une fois cette première étape franchie, les choses s’emboitent naturellement, tout vous est mis dans les mains au fur et à mesure de votre progression. Il suffit juste de suivre le chemin tracé…
Y. S. : J’aurais voulu faire AMP, aide médico-psychologique. C’était malheureusement, un métier dont on n'avait plus besoin. Je me suis donc dirigée vers celui d’aide soignante. Le BC est là pour ça : vous orienter vers un marché porteur. La réflexion est double : définir un métier en fonction de vous et du marché.
Y. S. : Absolument pas. Plus on en fait, plus c’est facile : on finit par cumuler les UV, ce qui accélère en définitive le processus.
Y. S. : D’évoluer sans contexte, de renforcer ma confiance en moi et en ma capacité à diriger ma vie. La VAE m’a aussi permis de garder mon emploi. Notre maison de retraite à ses débuts n’était pas médicalisée. Après son rachat, le personnel devait être qualifié. Sans ma VAE, je n’aurais pas pu rester. Aujourd’hui, je vais pas à pas vers ce qui me plaît dans ma carrière…
Y. S. : J’ai une autre passion dans la vie : la peinture. Et donc aujourd’hui, je prépare une troisième VAE en art thérapie, qui, elle, s’annonce très légère ! Très peu d’UE à passer… A 52 ans, j’ai envie de faire des choix qui m’intéressent dans la vie. Les VAE poursuivies me permettent d’aller pas à pas vers ce que j’aime !
VAE, BC… Allier compétences et compétitivité
Les questions liées à la gestion des compétences revêtent une importance de plus en plus réelle dans les entreprises. Se former tout au long de sa vie, savoir faire le point sur son parcours, progresser dans ses aptitudes à répondre aux besoins de son environnement sont des impératifs de base qui s'imposent à tous les salariés et donc aux entreprises qui les emploient pour que l'efficacité demeure pérenne. Les outils et les financements existent pour accompagner le chef d'entreprise...