"J’étais partie avec des idées bien précises… un BC amène à une formation." Marie Cellard, 45 ans, 15 ans de bénévolat sur le plan culturel et sportif, réalise actuellement son projet "maturé" depuis des années et confirmé par le BC : suivre une formation DEFA "animation sportive et de loisirs" pour ensuite œuvrer professionnellement dans le domaine de l’aide à l’autre.
Marie Cellard : Pendant des années, j’alliais travail d’une part et passion de l’autre. J’ai "exercé" ma vocation au sein de ma famille et de ma commune. Dans le deuxième cas, c’était comme animatrice bénévole d’activités culturelles et sportives. 15 ans d’aide à l’autre réalisée de manière spontanée. J’ai réalisé mon BC avec l’envie de découvrir enfin ce que je pouvais faire de toute cette expérience, de ces années où j’ai dispensé mon savoir, mes compétences, mais avec aussi la volonté de faire vivre ma vocation, de la faire reconnaître socialement.
M. C. : Personnellement, je ne l’ai pas dit à mon employeur. Comme je travaillais à temps partiel, ce n’était pas non plus très compliqué. Ensuite, mon patron a bien voulu me laisser prendre un congé formation pour réaliser celle décidée lors du BC.
M. C. : C’est une véritable progression. La personne qui m’a accompagnée m’a permis de me poser les bonnes questions et d’y trouver des réponses. Personnellement, chaque fois que je sortais de la séance, je n’avais qu’une envie, celle d’y revenir. Il n’est pas facile de se raconter professionnellement, encore moins de s’analyser. Toutefois, l’accompagnant ne se met pas à votre place, ce n’est pas lui qui analyse votre parcours, mais il vous donne des clefs pour savoir où on en est et où on veut aller. Le BC m’a permis de donner un sens à tout ce que j’avais déjà réalisé et de faire valoir ce que j’avais appris… Aujourd’hui je me régale dans ma formation.
M. C. : Finir la formation qui est longue car elle nécessite 18 mois d’expérience professionnelle… Mais tout se passe bien. Il faut ensuite que je quitte mon "emploi nourricier" pour accomplir ce que j’ai vraiment envie de faire.
M. C. : Selon moi, c’est une affaire de vocation. J’ai 45 ans et dans la formation, je suis la plus âgée. Personnellement, ce sont les circonstances familiales qui m’ont fait reporter mes projets personnels à plus tard. Mais j’ai toujours travaillé et voulu travailler dans la relation à l’autre. Il n’y a pas d’âge pour vivre sa passion !
VAE, BC… Allier compétences et compétitivité
Les questions liées à la gestion des compétences revêtent une importance de plus en plus réelle dans les entreprises. Se former tout au long de sa vie, savoir faire le point sur son parcours, progresser dans ses aptitudes à répondre aux besoins de son environnement sont des impératifs de base qui s'imposent à tous les salariés et donc aux entreprises qui les emploient pour que l'efficacité demeure pérenne. Les outils et les financements existent pour accompagner le chef d'entreprise...